Aller au contenu
Trouver un expert-comptable près de chez soiDonnées publiques, mises à jour depuis les registres officiels

Prix et devis

Combien coûte un expert-comptable par an

Le prix d'un expert-comptable dépend surtout de la forme juridique et du volume d'activité de l'entreprise, comptez un ordre de grandeur de 150 à 800 euros par an pour une micro-entreprise accompagnée, et de 1 500 à plus de 6 000 euros pour une société avec salariés et paie. La lettre de mission signée avec le cabinet fixe le périmètre exact et donc le tarif final.

Lecture : 6 minMis à jour le 2026-09-23

Combien coûte un expert-comptable par an

Les fourchettes de prix observées

Le tarif d'un expert-comptable dépend du profil de l'entreprise et du niveau d'accompagnement demandé. Voici les ordres de grandeur constatés sur le marché français, à ajuster selon la région, la taille du cabinet et le volume réel de travail.

ProfilPrestations courantesFourchette annuelle observée
Micro-entrepreneur, suivi légerVérification des déclarations, conseil ponctuel150 à 400 €
Micro-entrepreneur, suivi completDéclarations, alertes de seuils, conseil régulier300 à 800 €
EI ou EURL au régime réelComptabilité, bilan, liasse fiscale, TVA1 000 à 2 500 €
SASU sans salariéComptabilité, bilan, liasse fiscale, TVA, conseil1 200 à 3 000 €
SARL ou SAS, 1 à 5 salariésComptabilité complète, paie, conseil social2 500 à 5 000 €
PME, 5 à 20 salariésComptabilité, paie mensuelle, tableaux de bord4 000 à 9 000 € et plus
Holding ou groupe multi-sociétésConsolidation, montages spécifiquesSur devis, souvent au-delà de 6 000 €

Ces chiffres sont des ordres de grandeur observés, pas un tarif officiel. Chaque cabinet fixe librement ses prix, et le devis final dépend toujours du volume réel de pièces à traiter et du temps que l'entreprise fait gagner au cabinet en amont.

Ce qui fait varier le prix

À forme juridique identique, deux entreprises peuvent payer des montants très différents. Les critères qui pèsent le plus lourd dans un devis sont les suivants.

  • Le volume de pièces, c'est à dire le nombre de factures, de tickets et de relevés bancaires à traiter chaque mois.
  • Le régime de TVA : une entreprise en franchise coûte moins cher à suivre qu'une structure au régime réel normal avec des déclarations mensuelles.
  • Le nombre de salariés : chaque bulletin de paie ajoute un coût fixe, souvent facturé à la fiche.
  • Le niveau de digitalisation : une comptabilité déjà organisée sur un logiciel connecté au cabinet coûte moins cher qu'une saisie manuelle de justificatifs papier.
  • Les missions annexes : prévisionnel, accompagnement à la création, conseil en gestion, restructuration.
  • La zone géographique et la taille du cabinet : les grands cabinets urbains pratiquent en général des tarifs plus élevés que les structures locales.

Ce qui est inclus dans une mission classique

Le socle habituel

Une mission de tenue et de présentation des comptes couvre en général les points suivants.

  • La saisie ou la supervision de la comptabilité.
  • L'établissement des comptes annuels.
  • La préparation du bilan et de la liasse fiscale.
  • Les déclarations de TVA.
  • Un conseil fiscal de premier niveau.

Ce qui se facture généralement en plus

  • La gestion de la paie et l'édition des bulletins de salaire.
  • L'accompagnement à la création ou à la reprise d'entreprise.
  • Une mission de conseil ponctuelle : levée de fonds, restructuration, cession.
  • Un audit ou une expertise spécifique.
  • Le suivi social au-delà des obligations de base.

Le périmètre exact figure dans la lettre de mission, document que le cabinet doit établir avant de commencer les travaux. C'est ce document qu'il faut relire ligne par ligne avant de signer, pas la plaquette commerciale.

Forfait mensuel ou facturation au temps passé

Deux logiques de facturation coexistent chez les experts-comptables.

  • Le forfait mensuel ou annuel : la majorité des cabinets proposent un forfait fixé à l'avance selon le volume prévu, payable en mensualités régulières. C'est le mode le plus lisible pour une TPE ou une PME, car il permet d'anticiper la charge dans le budget.
  • La facturation au temps passé : utilisée pour des missions ponctuelles ou des dossiers complexes, elle dépend du taux horaire du cabinet et du temps réellement consacré au dossier.

Un écart entre le volume prévu et le volume réel, par exemple davantage de factures que prévu ou un salarié embauché en cours d'année, entraîne presque toujours un avenant tarifaire en cours d'exercice.

La lettre de mission, le document qui fixe le prix réel

La lettre de mission est obligatoire pour toute mission d'expertise comptable, selon les règles fixées par l'Ordre des experts-comptables. Elle définit précisément le périmètre des travaux, les livrables attendus, les délais de restitution et le prix convenu. C'est ce document, et non une estimation orale reçue au téléphone, qui doit servir de référence en cas de désaccord sur ce qui est ou n'est pas inclus dans le forfait.

Seuls les professionnels inscrits au tableau de l'Ordre des experts-comptables sont habilités à exercer cette activité à titre habituel. Vérifier cette inscription avant de signer fait partie des vérifications de base, au même titre que la lecture attentive de la lettre de mission.

Comparer plusieurs devis : la méthode

  1. Lister précisément les prestations attendues avant de demander un devis : comptabilité seule, paie, conseil, prévisionnel, accompagnement à la création.
  2. Demander un détail poste par poste plutôt qu'un prix global, pour savoir ce qui est inclus dans le forfait et ce qui sera facturé en supplément en cours d'année.
  3. Vérifier l'inscription du professionnel au tableau de l'Ordre des experts-comptables.
  4. Comparer aussi la réactivité, la disponibilité et le mode de communication du cabinet, pas seulement le montant affiché en bas du devis.
  5. Se méfier d'un prix anormalement bas par rapport aux autres devis reçus : il cache souvent un périmètre réduit ou des suppléments qui apparaîtront en cours d'exercice.
  6. Demander depuis combien de temps le cabinet suit des entreprises de taille et de secteur comparables au vôtre, pour juger de sa connaissance réelle du métier.

Comment maîtriser la facture au fil de l'année

Le prix payé en fin d'exercice dépend aussi de la manière dont l'entreprise organise sa propre gestion en amont.

  • Transmettre des documents déjà triés et classés plutôt qu'une boîte de justificatifs en vrac réduit le temps de saisie facturé.
  • Utiliser un outil de facturation ou une banque connectée au cabinet limite le travail manuel de rapprochement.
  • Regrouper les questions et les demandes ponctuelles plutôt que solliciter le cabinet au fil de l'eau évite des facturations au temps passé répétées.
  • Prévenir le cabinet en amont d'une embauche, d'un changement de régime de TVA ou d'une opération exceptionnelle permet de renégocier le forfait avant qu'il ne soit dépassé, plutôt qu'après.
  • Revoir le contrat chaque année, au moment du renouvellement, plutôt que de reconduire un forfait devenu inadapté au volume réel de l'activité.

Cas particuliers

Certaines structures sortent du schéma classique et méritent un devis spécifique.

  • Les associations paient en général un forfait plus léger si elles n'ont pas d'activité commerciale significative, mais le prix grimpe dès qu'un commissaire aux comptes est nécessaire, cette mission étant distincte et confiée à une structure différente de celle qui tient la comptabilité.
  • Les professions libérales ont souvent des besoins proches de l'EI ou de l'EURL, avec un volet spécifique sur les cotisations sociales propres à leur régime.
  • Les activités saisonnières génèrent des pics de facturation concentrés sur quelques mois, ce qui peut justifier un forfait modulé plutôt qu'un montant lissé sur douze mois.

Guide gratuit : Honoraires d'expert-comptable : ce que vous payez vraiment

Vous payez un forfait comptable chaque année, mais vous ne savez pas toujours ce qu'il couvre exactement.

Lire le guide gratuit

Points de vigilance réglementaires

Quelques règles encadrent la profession et méritent d'être connues avant de signer un contrat.

  • L'exercice de l'expertise comptable est réservé aux professionnels inscrits au tableau de l'Ordre des experts-comptables.
  • La lettre de mission est obligatoire et sert de référence contractuelle en cas de litige sur le périmètre ou le tarif.
  • Le commissariat aux comptes est une mission distincte de la tenue de comptabilité, et un même cabinet ne peut pas cumuler les deux missions pour un même client.

Questions fréquentes

Un expert-comptable est-il obligatoire pour une entreprise ?

Non, aucune obligation légale générale n'impose de faire appel à un expert-comptable. En pratique, la plupart des sociétés y ont recours dès que la comptabilité dépasse quelques opérations simples, notamment pour la liasse fiscale annuelle.

Quel est le prix minimum pour un micro-entrepreneur ?

Comptez un ordre de grandeur de 150 à 400 euros par an pour un accompagnement léger, essentiellement une vérification des déclarations et un conseil ponctuel, contre 300 à 800 euros pour un suivi plus complet.

Le prix inclut-il la gestion de la paie des salariés ?

Rarement dans le forfait de base. La paie est en général facturée en plus, souvent au bulletin, et son coût augmente avec le nombre de salariés et la complexité de la convention collective appliquée.

Peut-on changer d'expert-comptable en cours d'année ?

Oui, un changement de cabinet est possible à tout moment, en respectant les conditions de résiliation prévues dans la lettre de mission signée, notamment le préavis.

Faut-il un commissaire aux comptes en plus de l'expert-comptable ?

Cela dépend de la taille et du statut de l'entreprise. Quand cette mission est requise, elle doit être confiée à un cabinet distinct de celui qui tient la comptabilité, les deux missions étant incompatibles pour un même client.

Comment savoir si un devis d'expert-comptable est trop cher ?

Comparez plusieurs devis poste par poste plutôt que sur le seul montant global, et vérifiez que chaque prix inclut les mêmes prestations. Un forfait moins cher qui exclut la paie ou le conseil n'est pas forcément le plus avantageux.